4-2
Les catastrophes naturelles
De par sa proximité avec l’Océan
Indien et le canal de Mozambique, la région Boeny est exposée
aux cyclones. Elle a subi de sérieux dégâts
après les passages successifs des cyclones KAMISY en 1984,
GAFILO et ELITA en 2004.
La saison pluvieuse, comme mentionné supra,
s’étale sur six mois à sept mois environ et
la pluviométrie annuelle atteint en moyenne 1542 mm d’eau
par an. Accompagnés de pluies abondantes, ces cyclones favorisent
l’inondation principalement dans la plupart des communes rurales
traversées par les grands fleuves. Il arrive que ceux-ci
se rejoignent comme ce fût le cas pour Mahajamba et Kamoro
dernièrement.
Les infrastructures économiques sont les
premières à en pâtir et les productions rizicoles
sont également les plus vulnérables, étant
donné que dans la région les cultures sont en grande
partie irriguées.
Les centres de santé et les écoles
ne sont pas épargnés, privant les enfants de l’accès
aux soins et souvent d’une année scolaire.
Au niveau de la Province se trouve un Comité
Provincial de Secours, en réseau avec le Comité National.
Dans les districts la même structure existe souvent en lien
direct avec des comités locaux en cas de catastrophe naturelle.
4-3
La sécurité publique
Une brigade territoriale se trouve à Mahajanga
ville et chaque district est doté de brigade. Quelques communes
très exposées à l’insécurité
ou ayant des enjeux économiques en disposent également
telles qu’Andranomavo, Sitampiky, Ambondromamy, Manaratsandry,
Ankazomborona et Matsakabanja avec la sucrerie de SIRAMA. Notons
que ces brigades ont des limites d’interventions bien définies
dont l’étendue couvre souvent plusieurs communes à
la fois.
Les statistiques de 2004 issues de la gendarmerie révèlent
que les criminalités et les actes de banditisme commencent
à gagner du terrain dans la région. Néanmoins,
comparée aux autres régions de la Province, voire
du pays, elle peut encore se vanter de nos jours d’être
sécurisée et paisible.
Effectivement, les cas d'attaques criminelles ou
d'actes de banditisme recensés ne dépassent pas quarante
(40) l'an. même dans les communes les plus exposées;
En terme d’évolution, de 2002 à 2004, de nettes
améliorations ont même été constatées.
Parmi les actes réprimés par la loi, le banditisme
tient la première place, suivi de près par les «
coups et blessures volontaires » Heureusement, les cas d'homicide
sont relativement rares.
Les zones rouges, avec des cas entre 30 et 40 fois
par an sont localisées dans les communes de Mahajanga II,
de Marovoay et d’Ambato-boeny. Les grands centres urbains,
très peuplés, tels que Mahajanga I, Marovoay ville,
Ambato-Boeny et Ankazomborona, viennent grossir le rang. ( Carte
criminalité et actes de banditismes)
Les vols de bœufs, plus fréquents à
Ambato-Boeny, ont fait de ce district une zone rouge, notamment
dans la partie centrale à Sitampiky et à Ankirihitra.
Pour la partie sud allant de Soalala à Ambohipaky et à
Andranomavo, l’insécurité connaît des
pics vers les quinzaines du mois, précisément à
la date du grand marché de bovidés. Avec un cheptel
bovin riche de plus d’une centaine de mille, la proximité
avec la région du Melaky explique pourquoi le phénomène
prend de l'ampleur.
Pour le cas de Mahajanga II, l’ampleur et
la gravité sont moindres. Quoique, récemment, des
plaintes à propos de vols d'attelage ( bœufs et charrettes
) soient parvenues aux autorités, notamment dans les communes
d’Ambalakida, de Betsako et d’Ambalabe Befanjava.
En ce qui concerne le circuit des bœufs volés,
les flux entrants viennent de la région Melaky (Maintirano
et Besalampy) en rejoignant Andranomavo. Les flux sortants empruntent
l'itinéraire des Terres centrales et de la Betsiboka. Tandis
que les flux internes transitent souvent par Andranomavo, Ankazomborona
ou rejoignent directement Mahajanga ville. (Carte vol de bœufs)
4-4
LA SECURITE ALIMENTAIRE
Dans 33 communes sur 43, la culture rizicole tient
la première place, souvent suivies de la culture de manioc
et de maïs. Hormis pour Marovoay et Ambato-Boeny, une grande
partie de la production est destinée à la consommation
domestique. Avec 570 000 habitants, les besoins annuels en riz sont
de 66 117 Tonnes ( en se basant sur la consommation annuelle d’un
adulte à Madagascar à 119 kg par an, la moitié
pour un enfant moins de quatre ans)
Avec une production annuelle de paddy à
135 975 tonnes par an ( statistique agricole 2002), ces besoins
devraient être largement couverts, compte tenu de la présence
du deuxième grenier à Marovoay. Suit la quantité
annuelle produite en manioc, elle-même non négligeable,
avec 39 400 tonnes.
Toutefois, si la Région a une production
excédentaire, la majorité de la production alimente
le marché national. De ce fait, on comprend combien certaines
communes non-productrices et enclavées soient lésées
par cette situation. Or, les besoins en riz des 180 000 personnes
de ces vingt communes enclavées sont estimés à
10 710 tonnes pendant les six mois d’enclavement. En premier
lieu, citons le cas des districts dans la partie sud à Soalala
et à Mitsinjo, avec des besoins avoisinant les 12 500 tonnes
par an, alors que la production rizicole est de 16 625 tonnes de
paddy. Une partie enclavée d’Ambato-Boeny est également
menacée.
En théorie, la pêche devrait également contribuer
à la sécurité alimentaire de la région.
Or, aucun chiffre sur la production de la pêche traditionnelle
n’est jusqu'à ce jour disponible. En tout cas, au moins
pour les 09 communes côtières et quelques communes
de Mitsinjo et d’Ambato-Boeny, l’activité pourrait
leur être une source d'apport continu en protéines.
Quoique, il faille tout de même signaler que l'utilisation
de techniques non appropriées engendrent des préjudices
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